Le Témoignage de l’Archéologie à la Bible
L’épisode de la Tour de Babel touche par deux traits à l’archéologie. Tout d’abord, la mention de la méthode employée pour construire la ville et la tour: «Ils se dirent entre eux: Allons, faisons des briques et cuisons-les au feu. Et la brique leur servit de pierre, et le bitume leur servit de mortier.». {#Ge 11:3} -«A défaut de pierres, qui n’existent pas dans les terrains d’alluvion de la Babylonie, le sol leur fournit de la terre à briques et du bitume. Pour les constructions ordinaires, on emploie en général des briques séchées au soleil; mais quand on veut que les briques soient plus durables, on les cuit au feu. Les ruines de Babylone attestent que les briques étaient les matériaux essentiels de la construction, et que le bitume servait de ciment. {3}»
Notons ensuite que, sur la rive occidentale de l’Euphrate, là où se trouvait l’ancienne Borsippa, on montre les ruines d’une tour qui s’appelle Birs-Nimroud et qui indiquerait, d’après la tradition, l’emplacement de la tour de Babel elle-même. Nébucadnetsar avait construit là un temple à Bel-Nébo; on a trouvé de lui une inscription où il raconte qu’il a fait restaurer la tour de Borsippa qu’un roi ancien avait commencé à élever, mais sans pouvoir l’achever. Cette tradition est généralement admise et elle est très plausible. Ce qui est certain, c’est que l’Humanité a d’abord parlé une seule langue. C’est la conclusion des travaux des savants modernes qui se sont livrés à l’étude des langues; ils leur trouvent, à toutes, un fond commun témoignant d’une origine commune. Mais cette question intéresse bien plus l’ethnologue que l’archéologue. {3} Bible annotée, Genèse p. 191.
Cet article est tiré du livre "Le cris des pierres"
ajouter un commentaire commentaires (0) créer un trackback recommander
DE JESUS

