L’IMPORTUNITE DANS LA PRIERE!

Publié le par Régis N'DL.


Le Seigneur Jésus insistait sur la nécessité de l’importunité dans la prière, si l’on veut prévaloir sur Dieu. L’importunité consiste à persévérer dans la prière jusqu’à ce que Dieu exauce la prière, quel que soit le temps qu’Il prendra pour le faire. C’est la détermination à saisir Dieu et à ne pas Le laisser aller qu’Il n’ait répondu.
Jacob persévéra. La Bible dit: «Jacob demeura seul. Alors un homme lutta avec lui jusqu’au lever de l’aurore. Voyant qu’il ne pouvait le vaincre, cet homme le frappa à l’emboîture de la hanche; et l’emboîture de la hanche de Jacob se démit pendant qu’il luttait avec lui. Il dit: laisse-moi aller car l’aurore se lève et Jacob répondit: je ne te laisserai point aller que tu ne m’aies béni. Il lui dit, quel est ton nom? Et il répondit: Jacob. Il dit encore: ton nom ne sera plus Jacob, mais tu seras appelé Israël (Prince de Dieu) car tu as lutté avec Dieu et avec les hommes et tu as été vainqueur». {#Ge 32:24-28}
L’importunité est un combat avec Dieu, et pas seulement une prière enfantine. C’est un conflit. C’est combattre pour la victoire.
C’est lutter avec persévérance jusqu’à ce que la victoire soit remportée. L’homme lutta contre Jacob. Jacob aussi lutta contre lui. Il était déterminé à l’emporter. L’ange ne voulait pas que Jacob soit vainqueur. Il lui déboîta donc la hanche pour le faire céder. Jacob ne céda point, il lutta même encore plus violemment et il posa la condition pour libérer l’ange: il devait d’abord être béni. L’ange hésitait, n’étant pas tout-à-fait décidé à le bénir. Mais il voulait cependant se libérer de l’étreinte de Jacob avant le lever de l’aurore. Il se trouvait à présent devant un dilemme. Jacob dit: «Bénis-moi et ensuite tu pourras partir. Sinon tu resteras ici.» Le dilemme de l’ange était donc le suivant: bénir Jacob et partir, ou continuer à lutter avec un Jacob intransigeant. L’ange ne voulait pas que le jour se lève sur lui. Il luttait avec un homme opiniâtre et invincible. Il choisit donc l’autre possibilité. Il le bénit et fit de lui un prince de Dieu. Jacob n’est pas devenu prince de Dieu à la suite d’une simple prière.
Le Seigneur Jésus priait de manière importune. Il nous exhorte à nous engager dans une telle prière: «Jésus leur adressa une parabole pour montrer qu’il faut toujours prier, et ne point se relâcher. Il dit: il y avait dans une ville un juge qui ne craignait point Dieu et qui n’avait d’égard pour personne. Il y avait aussi dans cette ville une veuve qui venait lui dire: fais-moi justice de ma partie adverse. Pendant LONGTEMPS, IL REFUSA. Mais ensuite, il dit en lui-même: quoique je ne craigne point Dieu et que je n’aie d’égard pour personne, néanmoins PARCE QUE CETTE VEUVE M’IMPORTUNE, JE LUI FERAI JUSTICE, AFIN QU’ELLE NE VIENNE PAS SANS CESSE ME ROMPRE LA TETE. Le Seigneur ajouta: Entendez ce que dit le juge inique. Et Dieu ne ferat-il pas justice à ses élus qui crient à lui jour et nuit, et TARDERA- T- IL A LEUR EGARD? Je vous le dis, il leur fera promptement justice. Mais quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre?». {#Lu 18:1-8}
Cette femme avait un adversaire. Nous avons aussi un adversaire, le diable. Elle n’avait pas la vie facile à cause des attaques fréquentes et troublantes de l’Ennemi. C’était comme si l’Ennemi ne la laissait jamais libre. Elle ne pouvait pas demeurer dans une telle situation. Aujourd’hui, dans l’Eglise, le diable est activement à l’oeuvre. Il attaque de tous côtés l’oeuvre de Dieu et le peuple de Dieu. Il sait que son temps est compté; par conséquent, il veut faire le plus de mal possible avant que son heure ne vienne. La question est la suivante: «Pourquoi un si grand nombre d’enfants de Dieu vivent-ils dans une telle ignorance des attaques du diable?» Je pense qu’il y a un certain nombre de raisons à cela. L’une d’elles est que leur vie spirituelle est tellement impuissante que le diable n’a aucun intérêt à s’attaquer à eux. Ils vivent comme s’ils appartenaient au diable. Ils ne constituent aucune menace pour l’enfer, pour que Satan ait la moindre raison de les déranger. Il les laisse donc tranquilles et ne les dérange pas. Une autre raison est que certains croyants vivent perpétuellement dans un péché tel et dans un éloignement du Seigneur tel qu’ils ne peuvent pas «ressentir» les douleurs du Royaume. Leurs sens spirituels ont été tellement émoussés par le péché qu’ils ne peuvent même pas «ressentir» la violence qui agite le Royaume. Une troisième raison est qu’en raison de leur ignorance de la Parole, de nombreux croyants mettent les attaques du diable sur le compte des circonstances, de la «malchance» ou d’autres raisons, sans parvenir à voir celui qui est derrière le système de ce monde. Ces croyants, qui restent attachés au monde, ou épris du monde, ne peuvent donc pas connaître par expérience les attaques violentes portées contre le Royaume.
Il existe cependant certains croyants qui, bien que peu nombreux, constituent la plus grande menace pour le malin. Ce dernier les attaque donc avec acharnement et sans pitié, pour tenter de les détruire d’un coup s’il était possible. De tels croyants sont les capitaines de l’armée du Seigneur. Dans une bataille normale l’objectif est de détruire les maréchaux, les généraux, les capitaines, et les autres officiers. Qui chercherait à éliminer de simples recrues? Qui gaspillerait des balles sur un soldat faible, infirme ou mourant?
La femme dont il est question dans la parabole était impuissante. Elle subissait de rudes attaques. Une seule personne pouvait lui faire justice: le juge. Malheureusement pour elle, le juge ne le voulait pas. Lorsqu’elle se rendit chez lui pour la première fois, il refusa. Il lui a peut-être dit: «Fichez le camp, je n’ai pas de temps pour vous.» Elle s’en alla, mais son problème demeurait. Son adversaire continuait à lui rendre la vie difficile. Elle se rendit à nouveau chez le juge, qui ne voulut pas écouter. Si elle avait eu une autre solution pour s’en sortir, elle l’aurait choisie avec joie, mais elle n’en avait aucune. Sa délivrance était entre les mains du juge. Alors, elle s’y rendit à nouveau. Le juge se dit alors: «Je n’ai aucun désir d’être d’un secours quelconque à cette femme. Cependant elle est devenue un problème pour moi. Si je ne lui rends pas justice, je n’aurai aucune paix.» Ainsi, il décida de lui rendre justice. Il ne le fit que bien plus tard, au moment où cela était devenu nécessaire pour sa propre paix.
Dans cet enseignement, le Seigneur déclare que Dieu est comparable au juge inique, non parce qu’Il est inique, ni parce qu’Il hésite, mais dans Sa disposition à laisser notre persévérance Le pousser à agir. Dieu prend plaisir à exaucer la prière de ceux qui persévèrent dans leur demande. Il y a dans le coeur de Dieu un élément qui répond à notre persévérance dans la prière. Dieu n’est pas mal disposé. En réalité, Il fera PROMPTEMENT justice à Ses élus. Il désire ardemment faire justice à Ses élus. Il ne tardera pas. Cependant, une question se pose: «A quel élu ne tardera-t-Il pas à faire justice?» Il fera justice à l’élu qui, éprouvé par l’ennemi, crie à Lui jour et nuit.
De nombreux croyants n’ont jamais crié à Dieu. Par conséquent, ils n’obtiendront jamais la réponse donnée par Dieu lorsqu’Il répond à nos larmes. Certains font couler une larme occasionnelle, mais ils l’essuient et poursuivent leur chemin comme s’ils n’avaient jamais pleuré. Où sont ceux qui pleurent nuit et jour? Où sont ceux qui ne permettent pas que leurs larmes soient essuyées par quelqu’un d’autre que le Seigneur ou par quelque chose d’autre? Le Seigneur fait réellement justice. Dès qu’Il voit des larmes coulant nuit et jour sur un visage, Il se précipite à notre secours. Il s’occupe de notre Ennemi et nous met en liberté. Parfois, il arrive effectivement que le Seigneur tarde. Il attend pour voir si nous Le prenons au sérieux. Il attend pour voir si nous sommes arrivés au point où nous sommes prêts à ne plus chercher d’autre solution, mais à nous attendre à Lui. Dans de tels cas, tardera-t-il? Non, non! Il ne tardera pas. Il agira.
L’importance de l’importunité est tellement grande que le Seigneur était même disposé à enseigner davantage sur le thème. Il dit: «Si l’un de vous a un ami, et qu’il aille le trouver au milieu de la nuit pour lui dire: ami, prête-moi trois pains, car un de mes amis est arrivé de voyage chez moi, et je n’ai rien à lui offrir, et si de l’intérieur de sa maison cet ami lui répond: ne m’importune pas, la porte est déjà fermée, mes enfants et moi nous sommes au lit, je ne puis me lever pour te donner des pains; je vous le dis, quand même il ne se lèverait pas pour les lui donner parce que c’est son ami, il se lèverait à cause de son importunité et lui donnerait tout ce dont il a besoin.». {#Lu 11:5-8}
Dans ce passage, comme nous l’avons vu antérieurement, nous voyons un homme en difficulté, qui se trouve dans une situation délicate. Il est dépassé. Il ne peut résoudre lui-même un problème urgent. Il a un ami. Il sait que son ami est capable de pourvoir à ce dont il a si intensément besoin. Malheureusement pour lui, il est tard, très tard; presque trop tard. S’il avait pu remettre à plus tard la satisfaction de son besoin, il l’aurait fait avec joie, mais il ne le pouvait pas. Il recevait un visiteur dont l’estomac était vide, et qui devait avoir quelque chose à manger. Il était embarrassé de voir qu’il n’avait rien pour son hôte. Que devait-il faire? Il n’avait qu’un seul choix. Il fallait surmonter l’obstacle représenté par l’heure tardive. Il fallait qu’il se rende chez son ami, quoiqu’il fût minuit. Il découvrit que son ami lui aurait bien donné du pain, s’il n’y avait pas eu les quatre empêchements suivants:
1- Il était trop tard, c’est-à-dire minuit.
2- La porte était fermée, peut-être à clé; c’était probablement le genre de porte qui, une fois fermée, ne pouvait s’ouvrir que très difficilement.
3- L’ami était déjà couché. Cela aurait été plus facile s’il était encore debout. Il avait revêtu ses vêtements de nuit. Satisfaire son besoin aurait probablement impliqué qu’il change de vêtements, et il ne le désirait pas.
4- Il n’était pas seul à être au lit. Ses enfants étaient aussi couchés. Peut-être dormaient-ils déjà. Peut-être étaient-ils aussi de ceux qui se mettent à pleurer dès qu’on les réveille et qui se rendorment difficilement. S’ils se réveillaient, comme ils l’auraient certainement fait si l’homme avait accepté de donner du pain à son ami, cela aurait pu couper le sommeil de cet homme et de ses enfants pour tout le reste de la nuit.
Après avoir considéré tous ces facteurs, l’ami aurait pu alors dire: «Je t’aime. Tu es mon ami, mais c’est impossible; tu m’ennuies.»

Cet article est tiré du livre "Chemin de la prière victorieuse", du professeur Zacharias Tanée Fomum


 

Publicité

Publié dans Vie de Prière

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article